Cancel Preloader

Le Bénin mise sur l’innovation pour la mobilisation des ressources internes

 Le Bénin mise sur l’innovation pour la mobilisation des ressources internes

Le Président Patrice Talon et son ministre des Finances et de l’Economie Romuald Wadagni

Dans une Afrique encore en proie de à nombreux maux, le Bénin ne cesse de s’affirmer. Grâce à la dynamique impulsée par le président Patrice Talon depuis 2016, le Bénin rivalise de plus en plus avec les grandes nations prospères. De l’économie au volet social,  le pays imprime sa marque et aligne des prouesses.

Bidossessi Oslo WANOU

Au Bénin, la souveraineté économique n’est plus une utopie, ni un slogan politique. Elle s’impose progressivement comme un chemin, une vision structurée, un choix d’État. Depuis 2016, le pays a engagé une série de réformes profondes qui ont transformé son paysage financier, administratif et productif. À l’horizon 2026, cette dynamique se cristallise dans un objectif clair : assumer pleinement son autonomie budgétaire, bâtir une économie résiliente et offrir un modèle de développement équilibré entre rigueur et progrès social. Cette ambition n’a rien de théorique. Le budget 2026 illustre un tournant : il matérialise la volonté de financer les priorités nationales avec les ressources internes, tout en renforçant les investissements sociaux. « Être souverain, c’est financer ses choix et non subir ceux des autres », rappelle un cadre du ministère de l’Économie et des Finances. Ce principe est désormais au cœur de la stratégie béninoise.

Produire local, transformer local, exporter plus

La souveraineté s’exprime d’abord dans la capacité du pays à maîtriser ses chaînes de valeur. Cette dynamique s’accompagne d’un autre chantier majeur : l’industrialisation. La Zone économique spéciale de Glo-Djigbé (GDIZ), devenue un moteur d’exportation, transforme le coton, le soja, l’anacarde et bientôt d’autres produits agricoles en biens à forte valeur ajoutée. La logique est claire : ne plus exporter de la matière brute, mais vendre des produits transformés capables de créer de l’emploi, de retenir la richesse sur le territoire et de renforcer la compétitivité du pays. Avec cette Zone industrielle, l’exportation du Bénin devrait s’accroître de 5 à 50 milliards de dollars. Il en est de même du Produit intérieur brut (PIB) attendu à 7 milliards de dollars au bout de la décennie contre 4 milliards actuellement. Moteur de transformation sociale, cette zone devrait également induire plus de 300.000 emplois.

De nouvelles zones économiques sont en préparation pour soutenir cette vision. Après la zone franche de Sèmè-Podji, Kétou est désormais annoncée comme une future plateforme stratégique, notamment en raison de sa proximité avec le Nigeria, un marché de plus de 200 millions de consommateurs. Une étape de plus vers une économie intégrée, productive et tournée vers l’export•

Marketis

Articles Relatifs

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *